Marcos Serrano

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MON GRAND-PÈRE - Hommage à Noe Serrano

Dans le couloir de l’hôpital, en attendant que les docteurs sortent de la chambre, je me demandais une fois et une autre, dans l’absurde essai d’établir un dialogue avec moi-même, comment je dois l’appeler maintenant ? je ne sais pas commet me diriger à lui, comment me conduire devant lui…

Il est mon grand-père, bon, sa tête, mais pas le corps, le corps est celui d’un chien…
Mais le plus important est la tête, là réside la personne et c’est pour ça qu’il me reconnais, qu’il parle avec moi comme si rien ne c’était passé, qu’il sourie quand il me vois…
Bien que parfois il sorte an aboiement ou il halète un peu…On dirait que des fois la moelle épinière du chien d’accueil de mon grand-père tend a réagir par sa compte. Mais les docteurs nous disent que l’implant sera fini vite et que ces petits problèmes seront disparus.

De toute façon il ne faut pas se préoccuper avec des questions morales, celui-ci est un état de transition jusqu’à ce qu’on trouve un corps humain sain où implanter la tête de mon grand-père mais… comment on va le payer ? D’où j’obtiendrai l’argent … ?

 

Note: Inspiré à l'oeuvre de Noe Serrano.